« Aussi longtemps que la société sera basée sur l'autorité, les anarchistes resteront en état perpétuel d'insurrection. » : Elisée Reclus

dimanche 2 septembre 2012

Mauvais temps pour les matoles

Ça grogne dans les campagnes landaises. Les chasseurs à la matole ne sont pas contents. Ils espéraient une dérogation pour chasser l'ortolan et le pinson, ils ne l'ont pas eue. Ce n'est pourtant pas faute de l'avoir demandée. Pas seulement eux et pas uniquement cette année.

Les cinq parlementaires landais, tous socialistes, mais aussi des représentants départementaux de l'UMP sont montés au créneau et dans les ministères parisiens afin de plaider en faveur de cette pratique ancestrale.
Depuis 1999, l'ortolan figure sur la liste des espèces protégées. Sa chasse est donc interdite mais tolérée dans le département. Alors qu'il y a encore quelques années, la durée de chasse n'était pas limitée, ni le nombre de matoles, d'appelants et de captures, c'est devenu beaucoup plus draconien. Sont depuis autorisés 80 matoles par tête de pipe et 20 oiseaux capturés.


Comme l'a fait la LPO avant eux, des militants européens silloneraient le département pour libérer les oiseaux.

Comme l'a fait la LPO avant eux, des militants européens silloneraient le département pour libérer les oiseaux. (archives N. L. L.)

La rencontre programmée en juillet avec la ministre de l'Écologie, Delphine Batho, et la délégation landaise composée d'élus et de chasseurs n'a pas débouché sur l'avancée souhaitée. « La tolérance, ça suffit. Personne n'est en règle, ça n'est pas satisfaisant », expose le sénateur Jean-Louis Carrère qui a quand même une bonne nouvelle. « Nous avons obtenu que l'étude scientifique que nous réclamons depuis des années soit enfin lancée », éclaire Jean-Louis Carrère. Une étude neutre qui ne puisse être remise en cause par personne.
Populations menacées ? 
 Les chasseurs estiment en effet que les populations d'ortolans comme celles des pinsons ne sont pas menacées. Les opposants disent l'inverse.
Depuis quelques jours, des militants européens du Comité contre le massacre des oiseaux sillonnent le département. « Ils repèrent les chasses avec un avion et viennent ensuite les détruire », croit savoir un chasseur. Leur présence aurait été signalée du côté d'Aire-sur-l'Adour, en Marsan et en Haute Lande.
« C'est sensible comme sujet », explique-t-on à la gendarmerie sans souhaiter en dire davantage.


                                                                            Source : Sud-Ouest