« Aussi longtemps que la société sera basée sur l'autorité, les anarchistes resteront en état perpétuel d'insurrection. » : Elisée Reclus

jeudi 9 août 2012

Des centaines de Roms expulsés et renvoyés en Roumanie

La police évacue un camp de Roms à  Villeneuve d'Ascq, le 9 août 2012.
La police évacue un camp de Roms à Villeneuve d'Ascq, le 9 août 2012.


Des voitures, des caravanes en file indienne entourées de policiers. Cette scène s'est répétée en banlieue de Lille où deux camps de Roms ont été démantelés ce jeudi 9 août 2012. Les familles vivaient sur un parking et un terrain de l'Etat. C'est donc la justice qui a ordonné l'expulsion. Dans le même temps, d'autres Roms étaient concernés, mais à Lyon où un charter les attendait. Un retour vers la Roumanie prévu, mais là encore, sans délai imposé. Ces opérations ont provoqué la colère des associations qui travaillent à l'intégration des Roms.


«C'est triste à dire mais ça s'est plutôt bien passé !» C'est un responsable d'association qui parle. Des expulsions, ce défenseur des droits en a connues. Celle-ci dit-il s'est déroulée de façon plus «humaine» qu'en 2010. En tout cas là sans arrestations. Pas de gardes non plus mais des centaines de personnes qui se retrouvent à la rue. 200 personnes dans le premier campement prises au saut du lit à 6 heures du matin. Priées d'évacuer leurs caravanes.

Regret des médecins, amertume des éducateurs : tous au courant d'une évacuation imminente puisque décidée devant les juges au tribunal. Mais trahis ! Pas de jour, pas de date, ils n'ont pas été prévenus. La préfecture avait pourtant promis de les associer aux opérations. Restés devant les grilles du camp, ces associatifs déplorent le nombre d'enfants, et de vieux partis sans assez de vêtements ou de médicaments. Une fois de plus c'est parole contre parole !
Comme dans cette autre ville, Lyon, où ce même jeudi 9 août entourés de policiers, d'autres Roms repartent au pays. 300 euros et un charter pour des volontaires sans papiers qu'on revoit parfois ensuite sur les routes de France. Mais qu'elles soient lilloises ou lyonnaises, de droite au de gauche, les autorités s'alignent sur le pouvoir. Pourtant François Hollande fraichement élu l'avait juré devant témoin, plus d'expulsions sans solution : un toit, une formation, et un grand débat sur : Roms et intégration.

                                                                                     Source: RFI