« Aussi longtemps que la société sera basée sur l'autorité, les anarchistes resteront en état perpétuel d'insurrection. » : Elisée Reclus

mardi 26 juin 2012

Mouvement de grève à l'entreprise Labeyrie

 «Grève », « conditions de travail déplorables », « qui sème la misère, récolte la colère ». En bordure de la nationale, les inscriptions sur des grands draps blancs apposés sur l'enceinte de l'entreprise Labeyrie, à Saint-Geours-de-Maremne, résument l'essentiel des revendications ayant conduit à un débrayage, à l'appel de FO


                                                          
La grève déclenchée vendredi matin a été reconduite et ce ne sont plus 150 mais 250 personnels qui auraient débrayé selon les délégués syndicaux.
Motifs de ce mouvement : une hausse des salaires de 1,8% en dessous-de l'indice du coût de la vie, la mise en place d'une mutuelle santé obligatoire avec participation de l'employeur, défavorable aux salariés selon le syndicat Force Ouvrière, et le non respect de la classification des postes.
Une première réunion avec la direction avait tourné cours vendredi. Une autre a eu lieu ce lundi après-midi entre direction et représentants du personnel, mais elle n'a pas permis de dénouer la situation. Les grévistes ont reconduit leur mouvement et retardent les camions qui se présentent à l'usine.



 Pour Jean-Jacques Descazeaux, représentant FO, la grève a été décidée à la suite des négociations salariales qui ont débuté en janvier. « Des négociations qui se sont traduites par une augmentation en dessous de l'indice du coût de la vie ! ». Il y ajoute le non-respect des méthodes de classification et l'imposition d'un régime de santé préjudiciable aux non-cadres. À l'heure du déjeuner, deux représentants de la direction sont venus distribuer des polycopiés aux grévistes, détaillant la liste « des engagements tenus ». Contactée, la direction de l'entreprise n'a pas pour l'heure souhaité s'exprimer.

                                                         
                                                                            Source : Sud Ouest